Rapport : Atelier de l’IBTN au congrès de l’iCEPS

Sommaire d’un atelier interactif sur les méthodes qualitatives et quantitatives pour optimiser le développement d’interventions comportementales.

OPTIMISER LE DÉVELOPPEMENT DES INTERVENTIONS COMPORTEMENTALES

Dans le cadre du congrès iCEPS, quatre étudiants des cycles supérieurs du Centre de Médecine Comportementale de Montréal (CMCM) ont proposé un atelier interactif d’une durée de 2 heures. Celui-ci comprenant trois présentations didactiques entrecoupées de trois activités de groupe au cours desquelles les participants ont été invités à mettre en pratique les concepts discutés. L’atelier avait pour but d’aborder le développement et l’évaluation d’interventions comportementales en contexte de gestion de maladies chroniques, en abordant différentes stratégies pour relever ces défis par le biais de méthodes qualitatives et quantitatives.

Plus précisément, les présentateurs ont discuté du modèle ORBIT (Obesity-Related Behavioral Intervention Trials) pour un développement optimal d’interventions comportementales ainsi que des caractéristiques clés d’une question de recherche « cliniquement significative » et des méthodes de définition et de raffinement des interventions. Le modèle ORBIT est une structure multi-phases mettant en lumière l’importance de mener des recherches précliniques afin déterminer les composantes de l’intervention et d’optimiser sa conception. Il a été question de l’élaboration d’hypothèses (informée par des théories comportementales préétablies) quant aux mécanismes d’action au coeur d’une intervention comportementale, dans le but d’avoir un impact réel sur un problème clinique ciblé, ainsi que du processus de définition des composantes du traitement.

Les présentateurs ont ensuite abordé la production de revues systématiques, un outil permettant de distiller et contraster de grandes quantités d’informations provenant d’études existantes. Pour le développement d’essais, une revue de la littérature permet d’identifier, de justifier et d’affiner les hypothèses de recherche. Cela aide les chercheurs à reconnaître et à éviter les limites identifiées par des travaux de recherche antérieurs, ainsi qu’à comprendre les composantes actives et les résultats des interventions dans le but de déterminer les éléments à inclure dans le développement de nouvelles interventions. Dans cette deuxième partie de l’atelier, les présentateurs ont discuté des méthodes favorables à la réalisation d’une revue systématique à l’aide de modèles établis (ex: PRISMA) et ont présenté des exemples de revues issues de leur groupe de recherche.

Enfin, les présentateurs ont abordé différentes initiatives d’engagement des nombreux acteurs impliqués dans la recherche comportementale et du rôle clé qu’ils jouent dans l’amélioration du transfert de connaissances et de l’application des découvertes scientifiques à la pratique clinique. L’intégration des parties prenantes fait référence aux patients, aux professionnels de la santé, aux administrateurs, et aux membres du public. Impliquer ces individus dès le tout début du processus de développement d’interventions permet d’identifier leurs priorités de recherche particulières. Cela permet également d’assurer que les interventions et les mesures identifiées sont pertinentes et acceptables pour tous les acteurs impliqués. Dans cette dernière partie de l’atelier, les présentateurs ont discuté de l’impact puissant de l’engagement des différents acteurs dans chacune des phases du développement d’interventions, en présentant un exemple d’étude réalisé par leur équipe de recherche.

L’atelier présenté par le groupe du CMCM a permis d’aborder rapidement et de manière dynamique les bases de la première phase du développement d’interventions comportementales, en offrant un équilibre entre présentation didactique et atelier interactif.

Atelier par : Anda Dragomir (candidate au doctorat), Vincent G. Boucher (candidat au doctorat), Claudia Gemme (étudiante au doctorat) et Florent Larue (résident en médecine et étudiant à la maîtrise)